Range ton coeur et mange ta soupe

Auteur :  Marjorie Fabre

Mise en scène : Chiara Breci

Assistante à la mise en scène Déborah Dahan

Avec : Guillaume Charbuy, Claire Couture (Voix off live), Valeria Dafarra, Delphine Lalizout, Matthieu Pastore, Régis Romele, Olivier Ruidavet, Jean-Baptiste Sagory, Catherine Vidal

 Musique Maria Laura BACCARINI

 

Range ton cœur et mange ta soupe commence autour d’un repas : un couple formé par deux personnages nommés A et B, réunit les belles-familles afin qu’elles se rencontrent pour la première fois, malgré les réticences ou la désapprobation des uns et des autres. Débute alors le parcours de ce couple qui tente de construire sa vie en dépit du regard familial, un parcours – du repas initial jusqu’au mariage – qui pourrait le mener à sa véritable émancipation.

 dates et horaires : lundi 23/05 à 22h00, jeudi 26/05 à 19h00, lundi 30/05 à 19h45, jeudi 02/06 à 20h30, lundi 06/06 à 21h15, jeudi 09/06 à 20h30.

 

Bio du metteur en scène

Chiara Breci

Metteuse en scène et comédienne, elle a eu l’opportunité de travailler avec Emma Dante, Vincenzo Pirrotta, Sébastien Azzopardi et Carlo Boso qui ont considérablement enrichi sa recherche artistique. En 2016, avec la complicité d’artistes de différents horizons, elle a créé la Compagnie Internationale qui développe un répertoire d’œuvres protéiformes, nourri de cultures plurielles et de traditions populaires avec une ouverture sur les formes et pratiques artistiques contemporaines.

 

Note d’intention

Range ton cœur et mange ta soupe naît de l’envie d’explorer l’univers intime et complexe des relations familiales. Ce texte, à destination d’un public adolescent et adulte, interroge l’incidence du regard de la famille sur nos choix de vie, notre liberté vis-à-vis d’elle et de ses injonctions tacites ou assumées. L’autrice nous laisse le choix du couple – il n’y a dans le texte ni genre, ni prénoms – et nous donne ainsi le choix de l’origine de la discorde entre les

parents et les enfants. Il s’agit d’un texte en trois parties et cinq souvenirs où chaque phrase, d’une richesse intense, ne semble jamais être de trop. Il plonge le spectateur dans le point de vue des personnages A et B sur leurs relations familiales. Très vite, nous nous apercevons que les personnages en dehors du couple sont presque caricaturaux. Il s’agit effectivement de la représentation du point de vue des « victimes ». Petit à petit, tour à tour tout le monde devient victime et bourreau à la fois, de façon à presque avoir le sentiment que tous ces personnages sont victimes d’un « grand jeu ».