Dans ma baignoire j’ai trouve une sirene

Co-écrit par: Elisa Erka et Julie Cavanna
Mise en scène : Julie Cavanna et Elisa Erka
Avec : Elisa Erka, Julie Cavanna, Peggy Martineau, Raphaël Charpentier

Notre histoire se déroule à la veille des J.O, dans la baignoire d’Arie Bouchard, grande championne de natation synchronisée, surnommée depuis l’enfance : « la sirène » des bassins du nord.Tout va se jouer le temps d’un bain qui coule. Dans sa baignoire, Arie remonte le fil de son passé. La pièce raconte la trajectoire d’une femme d’aujourd’hui, qui soudain confrontée à la maternité, se voit remettre en cause toutes les injonctions dont elle a été l’objet depuis l’enfance.

dates et horaires :samedi 25/05 à 21h15, samedi 01/06 à 19h45, samedi 08/06 à 21h15.
Bio

Julie Cavanna : Formée aux Ateliers du Sudden, Julie alterne les rôles au cinéma et à la télévision sous la direction d’Elisabeth Rappeneau, Audrey Dana, Arthur Joffé, Fabrice Gobert… Au théâtre, elle joue dans une vingtaine de pièces. En 2018, elle obtient le Molière de la Révélation Féminine pour « Adieu Monsieur Haffmann » puis Johanna Boyer la met en scène à La Comédie Française dans « La Reine des Neiges ». Elle fonde la compagnie « Ceux qui me Hantent » et met en scène « Un Héros » puis « Une Sale Histoire » de Benjamin Brenière au Théâtre des Béliers au festival d’Avignon 2023.
Elisa Erka : Formée à l’ENSATT, Elisa travaille sous la direction de Arpad Schilling , Alexis Michalik ou encore Geraldine Martineau et intègre la Troupe de la comédie française durant une année. Elle monte sa compagnie où elle écrit et met en scène. Compositrice et chanteuse, elle produit en parallèle ses albums de musique. Elisa collabore avec de nombreux artistes de la scène musicale française et décroche de beaux rôles au cinéma et à la télé sous la direction de Diane Kurys, Jalil Lespert , Christopher Thomson , Marie Gillain etc.

Note d’intention

Nous avons toutes deux des similitudes fortes liées à notre enfance. Qu’il s’agisse de nos mères dévorantes ou de nos pères absents, une chose nous relie fortement : le besoin de nous libérer d’une enfance traumatique et des attentes démesurées d’un parent. Dans notre histoire, Arie est enceinte sans le savoir et va devoir faire face au choix de la maternité dans l’urgence; un choix qui la guidera vers sa propre enfance. Alors qu’elle exerce sa passion avec talent, elle perd subitement l’usage de ses jambes et se voit forcée à l’immobilité et donc à l’introspection. Le corps d’Arie devient le mémorial des traumatismes passés. Le corps reçoit, emmagasine, mais n’oublie jamais. La mère d’Arie a pourtant fait ce qu’elle a pu avec ses «bonnes intentions » pour sa fille. Les intrusions quotidienne dans la salle de bain pour
« veiller » , les serrures démontées pour pouvoir « contrôler » , les clefs cachées, les gâteaux sous scellé « pour ne pas grossir », les secrets à tenir, les mensonges à avaler, les galas à assurer, ses histoires de tromperies à écouter …. Ce dysfonctionnement dont est victime Arie enfant fera résonance dans sa vie d’adulte, de femme et de future mère.
« Tant que l’on méprise l’autre et que l’on survalorise la performance, on échappe au chagrin de n’avoir été aimé que pour ses performances. La grandiosité préserve l’illusion d’avoir été aimé. Mais, en évitant ce chagrin, on reste, au fond de soi, l’être méprisé ».
Alice Miller ( Le drame de l’enfant doué)